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Transport durable

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Transport durable

En matière de transport, la notion de durabilité est un concept polyédrique. On peut en effet parler d’une durabilité économique, essentiellement orientée vers la résolution des situations de congestion que connaissent les transports dans de nombreux lieux, mais aussi vers l’intériorisation des coûts qui en découle. On peut également parler de durabilité environnementale, directement liée à l’impact des systèmes de transport sur l’environnement, à travers les émissions de gaz et de particules polluantes ou les accidents provoqués par le rejet de substances dangereuses à la mer, par exemple. Ou encore à l’application des traités et accords concrets sur le sujet, comme le Protocole de Kyoto de 1997, adopté par l’Union européenne en 2002.

 

Le Livre blanc sur les transports

En septembre 2001, la Commission a adopté son Livre blanc sur la politique européenne des transports, intitulé « La politique européenne des transports à l’horizon 2010 : l’heure du choix », qui regroupe un ensemble d’initiatives et de propositions législatives à adopter afin de développer la politique commune des transports au cours de la période 2000-2010. Les trois principaux messages apportés par ce document sont les suivants :

  • Rééquilibrer la répartition entre les différents modes de transport afin de garantir la mobilité dans une Europe élargie.
  • Lutter contre la congestion et ses effets sur l’environnement.
  • Réorienter la politique des transports en faveur des usagers, qui exigent davantage de sécurité, de qualité et de protection dans leurs déplacements. 

 

Eurorégion et réseaux transeuropéens

Le Traité de Maastricht de 1992 a reconnu l’importance de la mise en place des réseaux transeuropéens (RTE) dans le domaine des transports, de l’énergie et des télécommunications.

Il s’agissait d’une nouvelle compétence de la Communauté regroupant, dans une seule notion, un ensemble d’actions qui étaient jusqu’à présent mises en œuvre dans le cadre d’autres politiques de l’Union (transports, industrie et politique régionale). Les réseaux transeuropéens constituent un élément essentiel au renforcement du marché intérieur et à la croissance économique, ainsi qu’à la cohésion économique et sociale de l’UE. Ces objectifs doivent être atteints grâce à la définition, à la planification et à la mise en place d’axes de transport stratégiques et de projets prioritaires pouvant substantiellement améliorer les communications entre les pays membres de l’UE. Lors de la dernière révision des orientations des Réseaux transeuropéens de transport, en 2003, plusieurs projets ont été définis comme prioritaires pour le développement du réseau, dont la liaison ferroviaire à grande vitesse Madrid-Barcelone-Perpignan (avant 2010) et la traversée à grande capacité des Pyrénées, dans un avenir moins immédiat. Ces deux projets se situent sur le territoire de l’Eurorégion et jouent un rôle fondamental dans la définition des stratégies de transport concrètes de ses membres.

 

Nouvel essor du ferroviaire

Lors des années à venir, nous allons vivre une évolution du système ferrovière qui deviendra un des éléments clé des services intermodaux de transports tant pour les voyageurs que pour les marchandises. Faire en sorte que le réseau férrovière gagne un quart dans la répartition intermodale est un objectif de base afin de consolider le système de transport. En plus des services longs courrier, pour les distances supérieures à 600km, les nouvelles infrastuctures férrovières grande vitesse permettront la mise en place de services à caractère eurorégional qui réduiront la distance réelle du trajet entre les principales villes de l'Eurorégion.

 

Transport routier

Bien que nous nous devons de parier résolument en faveur du transport ferroviaire, celui-ci ne pourra jamais prendre totalement la place de la route, qui continuera à jouer un rôle fondamental dans la structuration du système de transport comme dans l’équilibre du territoire et dans l’amélioration de la desserte des endroits où le train ne peut parvenir. Il est nécessaire d’augmenter la capacité des principaux axes routiers afin d’éviter une congestion qui pourrait remettre en cause l’efficacité globale du système économique, et il faut également éviter que les poids lourds en transit perturbent la mobilité dans les zones métropolitaines, en mettant en œuvre des actions de séparation de leur circulation en fonction de leurs trajets.

 

Autoroutes de la mer

Lors de la dernière révision des orientations des Réseaux transeuropéens de transport de 2003, les autoroutes de la mer ont été introduites pour la première fois comme l’un des projets prioritaires, à encourager dès à présent afin de mieux rééquilibrer les modes de transport. Selon les recommandations de la Commission, le développement des autoroutes de la mer devient tout aussi prioritaire que celui du réseau ferroviaire ou du réseau routier. Les autoroutes de la mer constituent un moyen efficace de garantir la desserte des régions les plus périphériques de l’Union. La Commission européenne dispose de plus en plus des moyens financiers nécessaires à la création de nouvelles routes maritimes intégrées aux autoroutes de la mer. Dernièrement, un nouvel appel à propositions a été lancé pour choisir les initiatives qui bénéficieront des subventions Marco Polo.

 

Eurorégion et aéroports

En ce qui concerne le système aéroportuaire, la principale ligne d’action consiste à renforcer le système des aéroports eurorégionaux, de façon à mettre en place entre les différents aéroports des mécanismes de coopération permettant de créer un système de nœuds multipolaire afin d’éviter les problèmes de congestion et de proposer aux usagers un éventail de destinations qui soit le plus large possible. Le système aéroportuaire doit être capable de proposer une bonne offre en matière d’aviation régionale, permettant d’alimenter et de concentrer des services dans des aéroports davantage prévus pour les vols longs courriers. Pour être compétitifs dans un environnement mondialisé, il faut assurer des liaisons fluides et faciles. Le caractère périphérique du territoire de l’Eurorégion oblige à le doter d’une bonne offre aéroportuaire.